Il tourna la tête et observa ses compagnons. Pour la nuit ils avaient décidés de rester dans la grande cité et avaient prit pour abris une des maisons qui se nichait à l'orée de Masa. SAliar s'affairait à préparer le dîner, tandis que Siri la regarder faire, comme si elle prenait sa leçon. Il chercha Obi-Wan, mais ne le trouva nulle part. Utilisant ce lien inextinguible qui les unissaient tous deux depuis si longtemps, il perçut sa présence dans les rues de Masa. Le jeune homme devait se promener à la recherche, lui aussi, d'autre indices. Mais il perçut également le trouble de son c½ur. Qui Gon Jinn regretta à l'instant d'avoir accepté que Siri vienne avec eux. Il avait voulut juger des capacités de son apprenti a résister à la tentation, mais n'avait fait que causer plus de dégâts encore. Maintenant que la jeune homme était entre deux femmes pour qui il éprouvait manifestement de tendre sentiment il était tiraillé entre son devoir et son c½ur. Décidément, Qui Gon Jinn eu l'impression de tout faire en dépit du bon sens. S'approchant du feu il se promit de faire plus attention a ses impressions et à ceux d'Obi-Wan.
Le dîner c'était passé calmement dans un premier temps avant qu'il ne devienne le théâtre d'une série de récit épique raconter avec verve et humours ou le chaos de Siri avait mis à rude épreuve le ciel limpide d'Obi-Wan... Et chacun de rire des anecdotes et de la mauvaise foi de l'un ou de l'autre. Puis la fatigue avait gagné chacun d'entre eux, et le silence c'était imposé de lui même avec la nuit plus avancé encore.
Siri et SAliar reposé dans un coin de la pièce. Toutes deux étaient allongées face à face et tentaient de trouver le repos.
Qui Gon Jinn les regarda. Si différente l'une de l'autre, comment imaginer alors, que leur c½ur avait put s'éprendre d'un même homme ? Comment ne pas songer également au trouble que cela pouvait occasionner. Et pourtant, toutes deux savaient ne rien montrer et son expérience, sa sagesse lui dictait tous ce qu'elles cachaient.
- Maître, fit-alors la voix enroué de son apprenti.
Qui Gon Jinn tourna la tête et fixa Obi-Wan qui, allongé, les mains derrière la tête, fixait le plafond peint de paysage a la végétation luxuriante.
- Oui, Obi-Wan ?
- Croyez-vous que les Anciens est étaient des jedis ?
- La vrais question est : Le pense tu ?
Obi-Wan sourit. Décidément Qui Gon Jinn, ne perdait jamais l'occasion de le tester.
- Oui, finit-il par dire. Comment ne pas y songer quand, à chaque fois que nous progressons, leur trace ce lise. sous nos yeux. Et puis, tous ses holocrons ... Ceux, qui ont du être les premiers de l'ordre avant même de porter ce nom, on du vivre ici.
- Vraiment ? fit Qui Gon Jinn qui pensait la même chose.
- Oui, continua songeur, Obi-Wan. La Force les ont poussés à venir vivre sur ce monde. Et c'est la Force, encore, qui les ont contraints à partir, selon les écrits de Ksa'Ann. Mais j'avoue ne pas saisir véritablement pourquoi ?
- As tu retentis avec qu'elle intensité la Force est vive ici ?
- Oui, fit Obi-Wan en se tournant sur le côté pour voir son maître.
- Je pense que les Anciens .. les jedis, qui sont venus vivre ici, ont quittés Ksa'Ann car la menace de voir les agents du mal si installer était trop importante. Ils ont du décider de partir vivre sur Coruscant et de s'installer sur le mont ou s'élève aujourd'hui le temple jedi.
- Les jedis ont construit le temple en ce lieu car la Force émanait avec vivacité du mont, a l'époque ou Coruscant n'était pas encore cet amas de métal, murmura t-il. Si je suis votre idée donc, Les jedis avaient peur que les Sith ne s'abreuve du puits de la Force qui jaillit de Ksa'Ann ?
- Oui, Obi-Wan, consentit Qui Gon Jinn en portant son regard sur le jeune homme. J'ignore si cela et la même chose pour toi, mais depuis que je suis sur Ksa'Ann, j'ai comme le sentiment que plus rien ne peut m'arriver. Que la Force va m'ouvrir toute les portes qui étaient , jusqu'à présente restés fermés. Comme ...
- Comme si toutes nos capacités pouvaient être multiplier par cent ! ... Faire de nous des êtres supérieurs ... Obi-Wan baissa les yeux et confessa l'une de ses sensations. J'ai parfois l'impression d'entendre jusqu'au bruissement des ailes d'un papillon ... C'est considérable !
Les deux jedi se regardèrent, éprouvant manifestement la même sensation de puissance a porté de doigts.
- Oui. Alors tu imagine si la présence des jedi sur Ksa'Ann avait attirez les Siths ?
- Il n'y aurait eu plus aucune frontière face au chaos qu'ils auraient provoqués.
- Non, plus aucune.
La conversation s'arrêta là, la réalité prenant le pas sur tout autre réflexion. Qui Gon Jinn s'étendit sur le confortable futon qui lui faisait office de lit. Jamais il n'avait imaginé découvrir une telle histoire sur le passé des premiers jedis. Si il ne trouvait pas les clés, ni ce que pouvait renfermer le " c½ur ", il pouvait au moins apporter à l'édifice de l'enseignement jedi, un pan de la vie de l'ordre, méconnue de tous. Mais dans un sens, était-il une si bonne idée que cela de le faire savoir ? Certes les Siths avaient disparue depuis longtemps et Qui Gon Jinn croyait l'univers a l'abri de cette engeance de la Force, mais qui sait si un jour une âme noir n'irait pas découvrir tout cela et ce nourrir de la puissance que lui offrirait Ksa'Ann.
Il soupira et ferma les yeux. Il y verrais peut être plus clair après une bonne nuit de sommeille.
Siri se redressa pensant avoir entendu un bruit. Mais finalement ne subsistait dans la pièce que le craquement du feu. Elle se recoucha et constat que SAliar ne dormait pas, mais qu'en plus elle la considérait, les yeux grand ouvert sur une curiosité tout aussi grande.
- Vous ne dormez pas ? demanda t-elle à la Wallellinn.
- Non, répondit simplement celle-ci. Comment faite vous pour concilier, votre vie de jedi et votre vie de femme ?
La question, bien que tourné avec diplomatie parut abrupte à la jeune padawan. S'il était un domaine dans lequel on discutait, rarement, de la pénibilité de l'existence jedi, c'était bien celui-ci.
- Et bien, ... je n'ai pas l'impression de faire le moindre sacrifie. Je suis une jedi et une femme. Siri pensa que le ton était suffisamment convaincant pour y croire elle même.
- Mais vous portez des habits d'homme ?
Siri retint une exclamation d'amusement.
- L'un n'empêche pas l'autre. Certes je ne suis pas vêtu de façon aussi féminine que vous, mais je reste une femme. Et puis, le sexe n'a que peu d'importance sur le terrain politique et les arbitrages en tout sens.
- Je comprend.... mais qu'en n'est -il des enfants ?
Siri, dégluti pour se laisser un temps de réflexion.
- Des enfants ?
- Oui. Maître Qui Gon, m'a fait comprendre que la procréation était une chose qui vous était ... contre-indiqué. N'avez vous jamais eu le désir de porter un enfant ? De porter la vie dans vos entrailles. De la sentir vivre et sortir de vous pour devenir cet arbre que vous nourrissait et chérissait jusqu'à lui donné des racines profondes.
Siri inspira lentement. Les mots de SAliar, dite avec espérance, avait touché la mère qui était en elle Oui ! Il y avait bien une once de désir qui c'était fait sentir un fois ; peut être deux ; peut être plus. Mais le père potentiel n'était manifestement pas du genre à pourfendre l'ordre établit, tout comme elle d'ailleurs. Alors pour réponse, Siri répondit par des chemins détourné.
- Eh bien ... Un jour, je serais un chevalier jedi et alors, il viendra le moment ou je prendrai à mon tour un padawan. Cet enfant, à qui j'enseignerais mon savoir, je lui donnerais certainement, une part d'affection maternelle. C'est ainsi. Les maîtres éduque leur apprenti, comme des élèves et comme un enfant, sans en n'être le parent pour autant. Mais le lien affectif se fera toutefois. Bien que dans certain cas cela ne se passe pas ainsi, dit-elle en songeant au lien parfois tumultueux qui la liait à son propre maître.
- Vous vous attachez au padawan comme à un enfant ?
- Je pense, oui ... Mais l'attachement ne doit pas être pour nous jedis, une chaîne qui nous détournerais de nos devoirs. Une mère donnerais certainement jusqu'à sa vie et braverait bien des dangers pour son enfants. Un jedi se doit de protéger tout être et rien ne doit l'en empêcher. C'est pour cela que le sentiment maternelle ou paternel doit nous rester vague et que celui de guide doit être le plus fort. Ce grand principe qu'on lui surinait depuis son enfance avait soudain un goût bien amer dans l'esprit de Siri. Il lui paraissait contre-nature de proscrire autant ce qui était un don de la vie et de demander autant d'altruisme en même temps.
- Et vous ? Reprit-elle en détournant la conversation sur un autre point de mire. Souhaitez- vous avoir des enfants ?
Les yeux de SAliar, une fraction de seconde, se concentrèrent sur la silhouette d'Obi-Wan, endormit. Puis elle se pinça les lèvres et se recroquevilla un peu plus sur elle même.
- Je le voudrais, mais je crois que pour l'instant ce désir est éteint.
- Vous n'avez pas trouvé l'homme idéal ? sourit la jeune padawan.
- Non. Et puis, il me parait difficile, de me lier.
- Pourquoi ?
- Il y a deux ans, quand j'ai était capturés... j'ai était .... violenté.
Siri ouvrit grand la bouche et retint un soupir offensé.
- Je suis désolé, finit-elle par dire.
- C'est loin maintenant. Mais l'amour mais devenu un sentiment inconnu et un acte, presque répugnant. Cette partie de moi est morte.
- Vous ne devez pas perdre espoir. Un jour viendra ou ... Ou un homme sera réveiller en vous ces sentiments. Et de sa tendresse il vous réconciliera avec ... Siri ne parvint pas a finir sa phrase, la sexualité lui paraissant un domaine trop abstrait pour elle qui n'avait fait que l'effleurer d'un baiser. ... avec vous même.
Pensant ses mots inutile Siri, doucement, prit la mains de SAliar dans la sienne et lui sourit avec tendresse.
- Le temps passe SAliar.
- Oui, dit-elle en regardant cette poignée de main amical. Le temps passe.
les deux jeunes filles ne prononcèrent plus aucun mot. Mais Siri garda dans sa main celle de SAliar, pourvoyant un moment un peu de sa propre Force.
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♫ ♪ ♫
SAliar faisait le pire des rêves. Celui qui la ramenait dans les bras d'Urbua, son tortionnaire. Ça voix la liquéfiait tout entière et ses mains sur peau la brûlèrent aussi sûrement qu'un tissons. La fougue avec laquelle il souillait son innocence était d'autant plus horrible qu'elle ne parvenait plus à s'en plaindre et subissait la chose avec soumission. Elle se revit dans cette chambre taillé dans la pierre. Un luxe comparativement à la cage qui lui servait de prison. Ses yeux s'ouvrirent sous les cris de satisfaction d'Urbua. Mais cette fois le décor était étrange et elle était seule, maintenant. Cet vaste pièce ne lui était pas étrange sachant ne l'avoir jamais vus pour autant. Elle perçut les marmonnements saccadé d'un "non-humain" qui tenait entre ses mains une sphère luisante. Une intense terreur s'empara d'elle quand il l'ouvrit avec convoitise. Un nuage rouge sanguin envahit toute la pièce et SAliar se sentit fondre dans une mer de lave. La douleur insupportable la mena à la vision de sa propre mort : son c½ur pourfendu d'une lame incandescente et porté par un être obscur à la respiration sifflante. Elle tomba à terre tenant dans sa main le visage de Qui Gon et Obi-Wan.
SAliar se redressa. Étourdit par le sommeil elle l'était plus encore de spectre nocturne qui l'avait ramené dans les bras d'Urbua, lui aait fait vivre cette étrange vision d'une sphère qui l'appelait pour mieux la détruire et de cet homme en armure prenant sa vie sur une terre qui n'était la sienne.
Elle s'assit sur sa couche et inspira profondément pour faire partir de son esprit ses images éprouvante. Calme, apaisé elle rouvrir les paupière et constata que tous dormaient à poing fermé. La nuit était au paroxysme de sa noirceur et le vents hurlait dans les rues de Masa. Une envie de déverser des larmes l'a prit à la gorge mais comme à chaque fois rien ne sortie de ses yeux. A croire que pleurer n'était pus une fonction que son corps pouvait satisfaire.
Elle sortie de la maison et s'assit sur une petite borne. Elle s'imagina que c'était là, la place d'un vieillard qui si installait du matin jusqu'au soir et observait le monde autour de lui avec ses yeux sage ; avec le c½ur plein de sentiment et la tête remplis de vieux souvenir. Ou était-il ce vieil homme ? Ou était-elle ? Elle baissa les yeux en sentant quelque chose lui frôler ses pieds nues. Une fleur avait voyageait jusqu'à elle au grès du vent qui s'engouffrait dans ses vêtements par intermittence. Les doigts tendu elle s'apprêta à la ramasser quand un gémissement lointain la fit sursauter. Intrigué, SAliar se leva et dans la nuit aperçut la silhouette des phanecs sortant de leur sommeil. Rien ne réveillait un phanec sauf son maître ... et un danger. Les voyants s'ébrouer elle recula jusqu'à la porte regardant droit devant elle pour ne pas laisser d'opportunité à d'éventuel agresseurs. Ses mains qui la guidait en effleurant le mur de pierre rencontrèrent un tissu et une masse brute, surprise, elle se retourna effrayé, et manqua de pousser un cris en se retrouvant face à Qui Gon Jinn.
Son visage était dure, presque sévère. Impénétrable, ses yeux étaient plongés dans le noir. Il poussa SAliar à l'intérieur de la maison tout en levant sa main en direction de son apprenti encore endormit. Comme ci à distance il avait bousculé le jeune homme celui-ci se réveilla et se leva aussitôt en les rejoignant tout deux, bousculant, au passage, les pieds de Siri qui ouvrit les yeux.
- Que ce passe t-il, maître ?
- Je crois que nous avons de la compagnie, Obi-Wan.
C'est à ces mots précis que les phanecs poussèrent des rugissements suraigus et que des ronronnements peut amical les entourèrent.
